> Découvrir l'Allier > Résolument Zen >
Les villes d’eaux
> retour
Les Gaulois y puisaient leur vigueur, Madame de Sévigné et Napoléon III appréciaient leurs vertus et la volupté alentour. Voilà des millénaires que les eaux thermales bourbonnaises soignent les maux du monde. Ballottées par l’évolution des modes, elles ont su s’adapter et proposer de nouvelles réponses aux misères contemporaines, du stress au Graal du poids idéal. Sus au stress grâce à Néris-les-Bains, des articulations de jouvenceau trempées à Bourbon-l’Archambault, et une silhouette d’Apollon plus jamais avachie, merci Vichy…
Bourbon-l’Archambault

Dieu celte des sources jaillissantes, Borvo vieillit bien dans ce Bourbonnais qui lui doit son nom. Bourbon-l’Archambault, cité du dieu Borvo, ne pouvait qu’accueillir, un jour ou l’autre, le roi Soleil. Connues des Romains, les eaux sont revenues à la mode au XVIIe siècle grâce à Gaston d’Orléans, frère du roi Louis XIII, qui fait construire le « Logis du roi », l’établissement des bains dans lequel Louis XIV viendra soulager ses royales douleurs.
Madame de Sévigné, Boileau, naturellement, et Henriette d’Angleterre ont mis leurs rhumatismes, leurs névralgies entre les mains de Borvo, qui a adouci le chagrin de Madame de Montespan, tombée en disgrâce et morte à Bourbon dans l’oubli en 1707. Si l’on ajoute Talleyrand, venu hydrater sa vigueur intellectuelle, c’est un concentré d’histoire de France qui s’est écrit ici.
« Tempus fugit », aurait pu dire un des clients des thermes gallo-romains. Cette splendeur passée, les thermes de Bourbon ont eu l’échine assez souple pour se reconvertir aux nouvelles idoles du millénaire, le bien-être et la forme. De la journée à la cure de six jours ou plus, les forfaits Vitalité et Détente déclinent la gamme du soin thermal : gymnastique en piscine, douche sous immersion, au jet ou pénétrante, hydromassage, aérobain, étuve locale ou complète, etc. Le tout dans un environnement de Monument Historique où les faïences, les plafonds à caissons et les fresques participent à l’apaisement du regard.
Office de tourisme : 04 70 67 09 79 - www.ot-bourbon.com
Thermes de Bourbon-l’Archambault : 04 70 67 07 88
> En savoir plus...
Néris-les-Bains
Néris-les-Bains a commencé sa carrière à l'âge de Fer, quand les gaz et vapeurs du vallon des Eaux Chaudes ont arrêté les ancêtres des Gaulois. Hypermarcgé ou eldorado de l'archéologie gallo-romaine, Néris-les-Bains était une petite capitale au 1er siècle de notre ère. Les multiples thermes et piscines mis au jour attestent la notoriété d'Aquae Nerii.
Il faudra attendre le XIXe siècle et la grande folie des eaux pour que Néris troque son teint terne pour l’éclat thermal : luxueux hôtels, casino, théâtre, parcs, promenades… Néris s’est dynamisée depuis quelques années et surfe plutôt bien sur la vague anti-stress. A ses cures de trois semaines prises en charge par l’Assurance maladie (rhumatismes, affections psychosomatiques et neurologiques), elle a ajouté une large gamme de forfaits découverte et de soins, des « parenthèses bien-être » qui s’adressent aussi bien aux troubles du sommeil – les eaux sont riches en lithium, régulateur de l’humeur – qu’aux demandeurs de repos corporel.
Réflexologie plantaire, sophrologie, modelage de relaxation (huiles essentielles) ou du visage, modelage aux pierres chaudes sont désormais proposés aux héritiers des patriciens romains, de Lamartine et Châteaubriand. Les thermes ont également mis au point une série de produits « thermaceutiques », baumes, gels, crèmes ou nutriments gorgés des principes actifs puisés dans la terre et l’eau nérisiennes.
Office de tourisme : 04 70 34 04 92
Thermes de Néris-les-Bains : 04 70 03 10 39 - www.thermes-neris.com
> En savoir plus...
Vichy
Certes, Madame de Sévigné n’avait pas tari d’éloges sur ces eaux qui avaient miraculeusement dissipé les rhumatismes grippant sa plume. Certes, les filles de Louis XV et la mère de Napoléon venaient y prendre les eaux. Mais ce n’est qu’avec Napoléon III que l’ancienne Aquis Calidis et chef-lieu de la châtellenie de Vichias prend un essor phénoménal.
L’empereur découvre la ville en 1861, y revient chaque année et se fait le « bienfaiteur » de Vichy. L’argent coule à flots, se change en pierre et parcs et transforme la cité en « reine des villes d’eaux ». Avant la Seconde Guerre mondiale, ses cinq cents hôtels voient passer 100 000 curistes par an. L’eau et l’aura de Vichy sont restées suffisamment puissantes pour que l’activité thermale résiste.
Créée en 1853, la Compagnie fermière de Vichy (CFV) propage les bienfaits de l’eau en bouteilles sous la marque Vichy Célestins, et exploite directement ou indirectement trois hôtels reliés chacun à un établissement thermal ou de balnéothérapie (le Sofitel avec le SPA, le Novotel avec le centre thermal des Dômes et l’Ibis avec les thermes Callou). Y sont prodiguées toutes les méthodes de remise en forme et de relaxation : programme « Impérial », Forme et Vitalité, Minceur et Equilibre, Beauté et Eclat, Bien-être et Maternité voire Bien-être au masculin sont quelques-unes des formules proposées. En 2006, la CFV a lancé le programme « Maigrir à Vichy », qui vise une nouvelle approche pour la prise en charge globale de la surcharge pondérale en associant les soins corporels, l’activité physique et la diététique. D’ici 2010, Vichy entend devenir le centre d’excellence européen dans le domaine de la perte de poids.
Office de tourisme : 04 70 98 71 94
Vichy Thermes : 0 800 30 00 63 (numéro Vert) ou 04 70 97 59 59- www.destinationvichy.com
> retour |